Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 01:05

insanebrainwashing1.jpgComme vous l’avez peut-être remarqué, je suis en verve en ce moment concernant la toujours étonnante psychiatrie. C’est l’actualité qui m’a conduit à écrire ce qui vient. La sortie récente du rapport 2009 de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) a fait germer en moi cette idée saugrenue au premier abord : « et si la psychiatrie était une secte ! »

 

J’ai donc découvert que ladite Miviludes conseillait quelques critères pour déceler l’aspect sectaire d’un mouvement, critères élaborés en 1995 par une commission parlementaire. Et j’ai passé la psychiatrie à l’épreuve de ces critères, pour avoir une idée plus précise de ce que me dictait mon intuition.

 

Les résultats sont là :

 

Critère number one : la déstabilisation mentale 


S’il vous est déjà arrivé de rencontrer quelqu’un sous traitement psychiatrique, sous camisole chimique ou sous antipsychiotiques, force est pour vous de constater que son état mental n’est plus le même. Outre les dégénérescences physiques induites par le traitement (et classées dans les effets secondaires), on peut vite remarquer la lenteur d’esprit, les vides durant parfois plusieurs minutes, les incohérences, les sentiments de planer par moments suivis de périodes dépressives, et dans certains cas, le passage à l’acte suicidaire, voire les crises de folie meurtrière (voir critère 3). Mais même avant ce traitement, le simple fait de se retrouver dans le bureau d’un psychiatre peut déstabiliser mentalement le patient, qui ne sait plus trop quoi penser. 


Critère numéro 2 : le caractère exorbitant des exigences financières


Le coût d’un patient en Hopital Psychiatrique est estimé à 400 euros par jour, sans y ajouter les « soins » qui vont lui être faits. Ceci étant principalement payé par les contribuables, la psychiatrie réclame toujours plus de milliards d’euros en termes de subventions. Ce qui peut en soi être considéré comme des exigences financières au caractère exorbitant (notez que ce critère n’est pas de moi. La psychiatrie ferait-elle du bien aux gens, je serais le premier à être heureux d’investir dedans pour le bien des patients). Il n’y a pas un jour sans que la presse se fasse le relai des exigences des psychiatres en matière de subventions.

Les psychiatres en cabinet se font payer en moyenne 50 euros la consultation, parfois pour 10 minutes. Un peu exorbitant à mon sens pour un travail que de plus en plus de médecins considèrent comme un travail de prescripteur.

 

Critère 3 : la rupture avec l’environnement d’origine


L’homme interné est en totale rupture avec son environnement d’origine. Bien souvent avec une interdiction de voir ses proches et un refus de le laisser sortir de manière physiquement contraignante. Je ne sais quelle est la différence entre un internement sous contrainte et une séquestration. Quoi qu’il en soit, il y a incontestablement pour le patient une rupture avec son environnement d’origine.

 

Critère 4 : l’existence d’atteintes à l’intégrité physique


Les électrochocs, rebaptisés « sismothérapie » pour des raisons de marketing, sont des atteintes à l’intégrité physique, causant des dommages irrémédiables dans le cerveau. Les camisoles chimiques sont aussi des atteintes à l’intégrité physique. Un antipsychotique parmi d’autres, prescrit à tout va (et très lucratif pour le laboratoire qui le produit), le Zoloft, cumule les effets secondaires suivants :

. Affections hématologiques et du système lymphatique
. Affections du système immunitaire
. Affections endocriniennes
. Troubles du métabolisme et de la nutrition
. Affections psychiatriques
. Affections du système nerveux
. Affections oculaires
. Affections de l’oreille et du labyrinthe
. Affections cardiaques
. Affections vasculaires
. Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
. Affections gastro-intestinales
. Affections hépatobiliaires
. Affections de la peau et du tissu sous-cutané
. Affections du rein et des voies urinaires
. Affections des organes de reproduction et du sein
. Des cas d’idées et de comportements suicidaires ont été rapportés durant le traitement par ZOLOFT ou peu après son arrêt
. levée de l’inhibition psychomotrice, avec risque suicidaire
. inversion de l’humeur avec apparition d’épisodes maniaques
. réactivation d’un délire chez les sujets psychotiques ;
. manifestations d’angoisse.

Si ça s’est pas une atteinte à l’intégrité physique...

 

Critère numéro 5 : l’embrigadement des enfants, le discours antisocial, les troubles à l’ordre public


Récemment, le Prozac a été autorisé en prescription pour les enfants à partir de 8 ans. Il n’y a pas si longtemps des psychiatres de l’INSERM préconisaient le dépistage de la maladie mentale chez les enfants à partir de 3 ans. Dans les écoles, les tests psychiatriques sont de plus en plus nombreux, pour déceler une éventuelle « maladie mentale » chez l’enfant. Avant, l’enfant turbulent était turbulent. Aujourd’hui il est hyperactif et doit être mis sous psychotropes. Voilà pour l’embrigadement des enfants.

 

Le discours antisocial et les troubles à l’ordre public ont été institutionnalisés par les psychiatres nazis (80% des psychiatres allemands sous le nazisme ont collaboré à l’euthanasie des aliénés, et des opposants), et la psychiatrie soviétique, au service du parti. Les nombreux tueurs fous tout droits sortis des hôpitaux psys et des traitements psys peuvent facilement être considérés comme des troubles à l’ordre public. Comme c’est bien souvent le traitement (et le psychiatre qui l’administre) qui est la cause de ce dérapage (je rappelle l’effet secondaire du zoloft : levée de l’inhibition psychomotrice, avec risque suicidaire ; inversion de l’humeur avec apparition d’épisodes maniaques, réactivation d’un délire chez les sujets psychotiques), on peut en conclure sans crainte qu’il y a trouble à l’ordre public.

 

Critère 6 : l’importance des démêlés judiciaires


A en croire les médias, vu le nombre de psychiatres arrêtés et jugés chaque année pour viol, abus, fraude et tutti quanti, le critère 6 est établi sans aucune hésitation.

 

Critère 7 : l’éventuel détournement des circuits économiques traditionnels


Alors là, je ne suis pas un spécialiste. Mais on peut tout de même faire référence au rapport Zarifan, et aux derniers rapports de l’IGAS sur le sujet, qui mettaient en évidence les collusions entre la psychiatrie et les laboratoires pharmaceutiques qui produisent les pilules miracles de la camisole chimique. Les psychiatres sont payés par les labos pour faire la promotion des molécules, et par l’AFSSAPS pour mener les études qui permettront d’autoriser le « médicament » sur le marché, l’AFSSAPS étant payée elle-même à 80% par les labos. Ca ne me semble pas très clair :-)

 

Et le dernier, le critère number 8 : les tentatives d’infiltration des pouvoirs publics


Il y a des psychiatres dans toutes les administrations. Même la Miviludes à l’origine de ma réflexion en a en son sein. Ils font du lobbying pour être placés aux endroits les plus clés des gouvernements. Je pourrais aussi citer la phrase célèbre de J. R. Rees, psychiatre Président du Conseil national pour l’hygiène mentale en 1940, qui dressait le plan de la psychiatrie mondiale : « Nous devons nous assurer qu’elle (la psychiatrie) s’infiltre dans chaque activité éducative de notre pays. Les secteurs public, politique et industriel devraient faire partie de notre sphère d’influence. »


Et ce plan fonctionne bien, puisque si proche de nous, notre actuelle Ministre de la santé défend fermement le droit de la psychiatrie à enfermer des gens arbitrairement.

 

Auparavant, vous pouviez être enfermés à la demande d’un tiers (je sais, on a du mal à y croire, mais il suffit d’avoir rencontré un ou deux cas de ce type pour perdre toute illusion à ce sujet).

 

Mais même cette demande venant d’un tiers, c’est trop compliqué. Alors que nous dit Roselyne, interviewée par « soins psychiatrie » ?

« Lorsqu’une personne a besoin de soins psychiatriques mais qu’elle n’y consent pas, sans présenter un état de dangerosité, il est parfois très difficile de “trouver un tiers” pour signer la demande d’hospitalisation. Les professionnels font au mieux et je sais qu’ils ne ménagent pas leurs efforts pour permettre au patient d’être pris en charge. Nous devons néanmoins adapter cette procédure, pour faciliter l’accès aux soins en clarifiant le rôle du tiers. Le tiers doit devenir un demandeur, non pas d’une hospitalisation mais de soins, sans avoir à se prononcer sur la modalité de ces soins, et nous devons créer une procédure applicable en l’absence de tiers ».


Notez bien que vous pourrez (ou votre enfant, votre mari, votre soeur, etc) être enfermés, même « sans présenter un état de dangerosité ».

 

Ah bah ils y sont bien, infiltrés dans les pouvoirs publics. On n’est même plus dans une « tentative ».

 

Alors finalement, il faut me rendre à l’évidence, LA PSYCHIATRIE EST UNE SECTE.


Merci la Miviludes, j’espère que vous en parlerez dans votre prochain rapport, s’il reste encore certains d’entre nous pour le lire.

 

Par Roseau - Publié dans : Totalitarisme - Communauté : Pour un monde meilleur
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Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 01:03

l-agneau-l-homme-et-le-loup.jpg En voici une nouvelle, tirée du livre sacré et inédit et uniquement en ma possession "E Favule di Roseau" (Les Fables de Roseau) qui sied bien à cette période pascale  :

 

Un homme rencontra au détour d’un bosquet

Un loup et un agneau qui sévères l’attendaient

L’agneau nommé Pascal et le loup « Loup pour l’homme »

L’arrêtèrent d’un geste lui disant « qui nous sommes ? »

 

Je suis l’agneau Pascal et voici « Loup pour l’homme »

Je suis venu te voir car les vents ont tourné

Je dois te sacrifier homme parmi les hommes

De mon peuple mouton les fautes vas expier

 

Tu rachèteras donc de ta mort nos péchés

Et nous fêterons Pâques en te chérissant dru

Le loup ici présent est là pour t’égorger

Et ton sang récolté sera un très bon cru

 

L’homme bien étonné répondit à l’agneau

Tu n’as pas de pêchés ce sont les hommes qui

de vous avoir tués toutes ces années par lots

sont pêcheurs patentés aux yeux de l’infini

 

C’est pourquoi chaque année, nous devons sacrifier

Tes frères les agneaux pour pouvoir nous racheter

de tous les sacrifices de notre long passé

Et jusqu’au bout des temps cela doit continuer

 

Mais vous les bons agneaux n’avez rien à expier

Vous ne faites de mal qu’à quelques herbes folles

On vous dit doux et purs restez-le dans vos prés

Dieu vous a voulu tels de ses cieux à son sol

 

L’agneau en souriant répondit hardiment

Tu te trompes l’ami nous les agneaux moutons

Avons de grands péchés glanés au fil du temps

Et voici le moment où nous les assumons

 

Nous être laissés faire, sacrifier, égorger

Chaque année bêtement comme de gentils moutons

Est crime contre nature que nous devons expier

Afin de retrouver un plus bel horizon

 

Ainsi tu vas mourir pour le bien des agneaux

Car les temps ont changé les rôles sont inversés

Mes frères ont décidé de ne plus être idiots

Et d’avoir droit aussi au Dieu de leurs pêchés

 

Le loup égorgea l’homme qui en fut bouche bée

Puis se dit finalement, le mouton a du bon

Il attrapa l’agneau et n’en fit qu’une bouchée

Et solitaire repu rentra à la maison

 

Ainsi pour conjurer un sort millénaire

Que le mal tue le mal on ne peut espérer

La vengeance est un plat qui tue la cuisinière

Et de mauvais augure est le sang ci-versé

 

 
 
Je sais, cette fable finit plutôt mal et assez abruptement. Mais que voulez-vous, la vie est parfois ainsi faite.
Par Roseau - Publié dans : Fables - Communauté : Pour un monde meilleur
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Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 01:00

Shock.jpg Depuis que j’ai écrit cet article, de nombreux cas sont venus confirmer l’assertion dramatique selon laquelle la psychiatrie a une fâcheuse tendance à rendre aliénés et forcenés les cas qui lui passent entre les mains, plutôt qu’à améliorer leur état d’une quelconque façon.

Le lendemain de la publication de l’article, le 14 février, un homme suivi dans l’hôpital psychiatrique de Paul-Guiraud Villejuif a avoué le meurtre de sa femme à l’occasion d’une permission de sortie. L’article le relatant faisait mention d’un cas similaire quelques semaines plus tôt avec un homme suivi pour troubles psychiatriques qui avait poignardé trois personnes, dont une mortellement, dans un immeuble de Roquebrune Cap martin.

Le 13 mars, j’apprenais qu’un enfant de 8 ans avait été interné d’office dans la section adultes d’un Hopital psychiatrique de Marseille, Valvert, suite à une crise de violence démente. Le pauvre enfant avait de nombreuses raisons pour ça, étant donné qu’il avait été diagnostiqué hyperactif et dépressif dès l’âge de 5 ans, et donc suivi psychiatriquement depuis 3 ans, passant d’institut en institut.

Ce ne sont que quelques exemples. Mais il y en a d’autres, chaque jour. Il y a ce forcené qui la semaine dernière a agressé une américaine dans le Bordeaux-Nice, dont on apprend qu’il est suivi pour troubles du comportement. Il y a cette mère qui a poignardé à mort le 19 mars son enfant de 6 mois, dont on apprend par le Parquet qu’elle souffrait de "troubles de la personnalité", etc.

Mais ce qui me donna envie d’écrire ce second article sur le sujet, c’est quand j’entendis parler de ce drame du pousseur du métro il y a quelques jours. Je disais à la personne qui m’en parlait : "à tous les coups ce gars-là était suivi dans un hopital psychiatrique pour être devenu fou dangereux à ce point". Et les médias de me donner raison, le jeune homme avait fait des séjours en hopital psychiatrique depuis 2005, certains pendant plusieurs mois. Sous injection de Clopixol (pour ceux qui seraient tentés, voici la liste des effets secondaires : - Somnolence, indifférence affective, états dépressifs, plus rarement confusion mentale. Troubles neurologiques notamment ceux rencontrés dans la maladie de Parkinson. Prise de poids parfois importante, absence de règles, écoulement de lait par les seins spontané ou provoqué par la palpation, apparition de seins chez l’homme, impuissance, frigidité, augmentation du taux de prolactine dans le sang. Hypotension orthostatique. (chute de la tension artérielle lors du passage en position debout pouvant provoquer malaises et chutes notamment chez le sujet âgé) Hépatites, syndrome malin des neuroleptiques. (avec notamment fièvre élevée)...), l’homme a poussé un quinquagénaire sri lankais sous la rame de métro, parce que celui-ci "l’avait regardé".

Je me suis donc un peu intéressé au phénomène des "pousseurs" du métro pour découvrir comme beaucoup que cet incident était le deuxième du genre ayant causé la mort en 2010.
Quid du premier ? Quelques semaines auparavant, le 29 janvier, un homme de 40 ans ceinture un jeune de 24 ans et se jette avec lui sur les rails devant le métro arrivant. Les deux hommes trouveront la mort. Le forcené ? Lourd suivi psychiatrique, internement d’office en Hopital Psy entre 2006 et 2009.

Ca fait froid dans le dos de penser que quels que soient les justifications que le monde de la psychiatrie peut inventer, ces forcenés n’ont pas tué avant d’avoir été internés ou suivi psychiatriquement. Quel qu’ait été leur état avant d’être "pris en main" par le monde psychiatrique, cet état était meilleur qu’après les "soins". La psychiatrie semble, preuves à l’appui, ne faire que dégénérer les malades au fur et à mesure de leurs traitements (si tant est qu’ils étaient malades au départ).

Alors quand on sait que bientôt, sur demande d’un tiers, on pourra se voir délivrer une obligation de soins à domicile (voir ici le texte de loi en préparation mis en ligne par Libération), l’heure est à l’action, à l’information et à la protestation vigoureuse.

Par Roseau - Publié dans : Corruption - Communauté : Pour un monde meilleur
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Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 00:57
du-loup-du-bouc-et-de-l-agneau.jpg J’adore la fable. Tout le monde y trouve son compte, et elle est d’application large. On peut découvrir à loisir ce que chacun en retirera, les exemples réels qu’il fera coller à l’imaginaire du texte. Bref, la fable, c’est un must pour faire que même les animaux apprennent aux humains à se regarder, et peut-être à modifier leurs choix.
 
Quoi qu’il en soit, j’ai en ma possession un recueil de fables qui remontent certainement au début des temps (bien avant Esope, La Fontaine et Paul-Loup Sulitzer), E Favule Di Roseau. Voici donc la première, en exclusivité pour Agoravox, Le Bouc et le Sanglier.

Un bien vieux bouc tant barbu que cornu
Tenait en possession un bien curieux trésor
L’arbre en question trésor de bois feuillu
Était un olivier riche d’un savoir en or

Tous les secrets du monde glanés au fil des âges
Résidaient en son sein accessibles au toucher
Et notre bouc à barbe en gardait l’apanage
En gardien inflexible de son arbre sacré

Un jour un sanglier aborda le cornu
Et lui dit en grognant et sans faire trop d’ambages
O bouc va be* ? Pourquoi ne donnes-tu
Un peu de ce savoir à nous autres en partage ?

Nous pourrions le transmettre aux autres troncs de l’ile
Nous voyageons beaucoup et nos hardes nombreuses
Se chargeraient peut-être de ce fardeau utile
Qu’est la propagation de la parole heureuse

Le bouc au pied du mur, de l’arbre, s’empourpra
Mais tu ne comprends pas, dit-il au sanglier
Ce savoir est sacré et les puissants l’aiment pas
Le risque serait grand d’oser le divulguer

On saurait promptement que j’en suis détenteur
source de diffusion gardien de sa pureté
Je ferais les gros titres et vivrais dans la peur
Voire même je finirais par être emprisonné

Je le garde avec moi le distille au compte goutte
N’attire pas l’attention garde le profil bas
Ainsi il est intact alors passe ta route
C’est un arbre sacré gardons le bien comme ça

Le Sanglier partit grommelant et déçu
Et la vie du gardien reprit son cours tranquille
A l’ombre du savoir quasiment absolu
De l’olivier noueux sans se faire trop de bile

Mais cependant un jour une étrange équipée
Arriva à l’orée de l’oliveraie sauvage
Dix-sept bulldozers de pelleteuses armés
Prêts à déraciner les oliviers si sages

Le bouc terrorisé cria à l’aide, au secours
Une harde passa avec le sanglier
dont nous avons parlé et mille têtes autour
Aux cris du bon vieux bouc ils cessèrent de marcher

Les anciens tinrent conseil pour savoir, décider
Prendre une position et poser la question
Si le bouc il fallait laisser ou bien aider
Mais notre sanglier déclara aux barbons

Ce vieux bouc est sympa mais de son grand savoir
Je n’en sais pas assez pour bien oser risquer
La vie de notre harde sous les coups de boutoir
Des humains inconscients qui vont tout décimer

Les sangliers partirent et l’arbre fut coupé
Le bouc fut emporté dans les tas de gravats
Puis pour tout couronner il fut emprisonné
Pour avoir tant caché ce qu’on ne savait pas

Ainsi le bon savoir ne se garde enfermé
Que si l’on veut mourir ou être emprisonné
Et la peur du puissant mène droit au bucher
que par cette même crainte on souhaitait éviter
 
 

*O Monsieur le Bouc, allez-vous bien ? (NdT)

 

 

 

Par Roseau - Publié dans : Fables - Communauté : Pour un monde meilleur
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Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 00:54

1er Mars 2008, clinique sainte Barbe à Strasbourg, le psychiatre Jean Garrabé prend la parole dans un colloque : « Je voudrais en ouverture de ce colloque organisé à Strasbourg par le Collège de psychiatrie, souligner que ce que l’on nomme par euphémisme l’ « utilisation abusive de la psychiatrie par certains régimes politiques », et qui constitue en fait un crime contre l’humanité tel qu’ils ont été définis par les jugements du Tribunal de Nuremberg en 1945 , se produit lorsqu’au nom de la « science » officielle, des médecins considèrent qu’ils ne sont plus tenus de respecter les lois de l’éthique médicale. »


Il évoque ensuite les atrocités nazies commises au nom de l’eugénisme et de la psychiatrie, et le risque d’une dérive similaire à notre époque.


Un peu plus tard dans ce colloque, le Professeur Michel Patris, chef de service de psychiatrie au CHU de Strasbourg, développe à son tour en prenant l’exemple plus récent de la psychiatrie en URSS : « L’abus de psychiatrie selon le modèle soviétique peut non seulement s’envisager comme la main mise d’un régime totalitaire sur l’institution psychiatrique mais aussi comme l’égarement du discours de la psychiatrie elle-même, au point de soulever la question : en quoi la psychiatrie aurait pu se soutenir dès ses origines d’un égarement du discours de la médecine et de la science ? Michel Foucault a largement labouré ce terrain autour de la question de la Raison. Ce qu’il dénonce n’est pas un abus de psychiatrie mais l’abus de pouvoir par lequel l’Etat délègue une institution (officiellement médicale) dans le partage entre Raison et Déraison, la Raison pouvant au demeurant être celle de l’Etat. Autrement dit, à lire Foucault et si on le suit, la psychiatrie était dès sa naissance non pas simplement vouée à servir ouvertement un maître absolu mais à délimiter au sein de la société un cercle sacré autour de la folie pour pouvoir en traiter l’abcès. »


Ce qui est développé ici, c’est non seulement l’utilisation de la psychiatrie à des fins politiques et totalitaires, mais aussi l’éventualité que la psychiatrie serait dès sa naissance vouée à cette cause de fixer « socialement » la limite entre le « normal », « l’acceptable », jusqu’à ce que son action soit uniquement d’être le bras armé (sous couvert médical) d’instances totalitaires.


Malheureusement, la situation actuelle de la psychiatrie et ses rapports avec la société font pencher la balance en faveur de cette éventualité, et la psychiatrie semble bien n’avoir que très peu à voir avec une volonté thérapeutique, et beaucoup plus à voir avec une volonté politique et économique digne des régimes totalitaires les plus terribles de notre histoire.


Les prochaines lois qui vont bientôt être en débat au conseil des ministres, concernent la médicalisation sous contrainte à domicile (« soins ambulatoires sans consentement »). Alors que le nombre d’hospitalisations sous contrainte (internement en hôpital psychiatrique contre la volonté du patient) dépasse chaque année les 70 000 personnes en France (dont des personnes jugées « dérangeantes et dangereuses » par des préfets, des personnes gênantes pour leur famille, etc.), la nouvelle loi permettra aux psychiatres d’agrandir leur champs d’action sans contrainte de place dans les hôpitaux.


Si cette volonté est soutenue par l’idée (fausse, mais c’est cette idée qui berne les politiques) que c’est par manque de moyens que la psychiatrie n’arrive pas à endiguer le taux de criminalité qu’on trouve chez les patients ou ex patients de ses hôpitaux, elle indique le risque d’une dérive catastrophique permettant de mettre une partie importante de la population sous contrôle et traitement psychiatrique.


Jusqu’à maintenant, lorsqu’une personne était présentée par les services de police, un tiers de la famille ou autre, pour être internée sous contrainte, les psychiatres étaient retenus par le fait qu’ils avaient un nombre de places limité pour faire leur travail d’internement. Aujourd’hui, ces demandes pourront aboutir à une obligation de soins psychiatriques à domicile, sous peine de sanctions judiciaires en cas de refus. Ce qui veut dire plus simplement, que si un tiers décide que vous devez être interné, qu’un médecin psychiatre en décide ainsi (et dieu sait combien d’abus ont été constatés dans le domaine), mais que l’hôpital est déjà plein, le psychiatre pourra sans aucune difficulté vous astreindre à prendre une médication psychiatrique (camisole chimique), voire à recevoir une sismothérapie (le bon vieil électrochoc rebaptisé pour des raisons de marketing) chez vous, avec contrôle quotidien obligatoire.


Aujourd’hui, le contrôle des populations ne se fait plus par une euthanasie (eutanazie ?) par trop impopulaire depuis les années 40 (ce sont des psychiatres qui ont été à l’origine du programme T4, qui conduisit tant de gens à la chambre à gaz sous Hitler), ni par un enfermement systématique des opposants en hôpital psychiatrique comme sous le régime soviétique (ou de nos jours sous le régime communiste chinois, comme le dénonce le dernier rapport du Département d’état américain sur les droits de l’homme), mais par quelque chose de plus sournois mais qui peut permettre finalement une psychiatrisation des populations à beaucoup plus grande échelle.


Les campagnes visant à faire imaginer aux gens que des pourcentages de plus en plus grands de la population sont sujets à la « maladie mentale », l’invention pure et simple de nouvelles « maladies psychiatriques » dénoncée par des organismes aussi sérieux que l’IGAS, les collusions entre l’industrie pharmaceutique et la psychiatrie dénoncées par des psychiatres de renom comme feu le professeur Zarifan dans son rapport, montrent qu’il y a une volonté de psychiatriser et de médicaliser de plus en plus de maux ou de « non-maux » qui n’ont rien à faire dans le champs de la psychiatrie. Une population convaincue d’être malade est une population qu’on peut « guérir », parfois contre sa volonté. Et je ne conseille à personne d’essayer de guérir un mal-être à coup d’électrochocs ou de camisoles chimiques. Quant à vouloir guérir une différence, que ce soit une différence d’ordre ethnique, raciale ou génétique (comme dans la psychiatrie nazie et ses rejetons, tels le psychiatre Karadzic et ses amis), ou une différence d’ordre sociale ou de conviction (comme dans pratiquement toutes les psychiatries)... et si l’ère nazie était à venir ?


De nombreux psychiatres et psychanalistes se battent contre cette psychiatrie qui a oublié le sujet lui-même, qui se contente de prescrire au profit de ses alliés les fabricants de drogues psychiatriques, d’interner au profit de la pensée unique. Soutenons-les et refusons l’aliénation de notre liberté.

Par Roseau - Publié dans : Totalitarisme - Communauté : Pour un monde meilleur
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Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 00:50
Samedi 6 février à la pris CamisoleForce3-62871.jpg on de Rouen, un adolescent se donne la mort. Le jeune homme était passé à plusieurs reprises entre les mains des psychiatres. 1 mois plus tôt, un jeune de 21 ans s’était lui aussi suicidé

Une mère infanticide, Mathilde de Manheulle, avait été internée à plusieurs reprises avant d’assassiner son enfant à la fin de l’année passée, pour "lui faire un cadeau". Elle était sous traitement

Au mois de Mars dernier, un forcené de 45 ans, François G., tire sur les gens avant de se suicider. Il était sous traitement et suivi à l’hôpital Saint-Anne en psychiatrie.

Ce sont des faits divers, mais à chaque fois que vous rencontrez ce genre de faits divers, une enquête bien souvent succincte vous apprendra que ces gens sont presque toujours sous traitement psychiatrique lorsqu’ils commettent l’irréparable.

Pour qui a déjà lu la notice d’un antidépresseur ou d’un antipsychotique, il n’y a pas de surprises.
dans le service médico-psychiatrique de la même prison. Une prison où le personnel aurait été formé à la "prévention suicide" élaborée par le psychiatre Jean-Louis Terra. Efficace ? médicamenteux psychiatrique.
 
L’augmentation du risque de suicide sous anti-dépresseurs a été démontré de nombreuses fois, au point que ni les labos, ni les psychiatres, ni l’AFSSAPS qui autorise la mise sur le marché de tels "médicaments" ne disent le contraire. Bien souvent, les recommandations de mise sur le marché de ces produits comporte la mention mais ne celle-ci n’est pas rédhibitoire pour l’autorisation. Comme pour le Prozac, qui pourtant a été récemment autorisé à la prescription dès l’âge de 8 ans.

Les psychiatres, eux, réclament des fonds, comme si l’argent pouvait tout régler. L’argent pourrait améliorer les choses si les soins qu’ils donnaient avaient une quelconque efficacité. Voire si au moins ils n’étaient pas destructeurs, alors oui, on pourrait faire en sorte de leur donner des fonds pour offrir une vie plus décente aux internés.

Une question me vient souvent à l’esprit : si ces gens n’ont pas tués où n’ont pas tenté de se suicider AVANT d’être sous traitement... n’est-il pas évident que le traitement n’a rien amélioré ? Voire a induit la maladie (peut-être à partir d’un malaise existant, je ne le nie pas) ?

Bref, avant d’être mis sous traitement pour guérir d’un malaise, réfléchir à deux fois pour savoir si l’on veut passer de la catégorie dépressif occasionnel à suicidaire compulsif ou forcené assassin.

Les tribulations du DSM

Le DSM, c’est la bible de la psychiatrie. Toutes les maladies y seraient répertoriées, et d’édition en édition la liste augmente. En ce moment c’est le DSM 4 qui est en vigueur. Si vous l’ouvrez, je doute que vous ne vous trouviez pas une petite douzaine de maladies nécessitant un traitement gentiment indiqué par le manuel.

Mais le DSM 5 est en cours d’élaboration et devait sortir en 2012. Le problème des DSM, c’est que les maladies qui y sont répertoriées ne sont pas le résultat de recherches comme dans d’autres branches de la médecine. Elles sont votées ! Par un comité de psychiatres qui se consultent pour décider ensemble ce qui cette année pourra-t-être rajouté à la longue liste.

En ce moment, vous pouvez même aller donner votre avis sur les maladies qui y figureront sur le site de l’Association Psychiatrique Américaine (véridique, suivez le lien). Car la psychiatrie, c’est démocratique, et surtout plus il y a de maladies plus il y a de malades. C’est ce que dénoncent même d’anciens collaborateurs du comité qui élabora le DSM 4. Pour eux, Robert Spitzer and Allen Frances, le nouveau DSM va tellement ouvrir le champs de la "maladie mentale", que 11 millions d’américains se retrouveront sous traitement lourd alors que ce traitement sera nocif pour eux.

Ils expliquent aussi que les maladies psychiatriques n’ont aucun fondement médical ou biologique. Aucun test réel et fiable n’existe. Aucune certitude. Et des médicaments sont très dangereux.

Ils dénoncent le fait que cet élargissement du spectre des maladies "mentales" n’est fait que pour augmenter les prescriptions de médicaments. 56 pour cent des psychiatres du comité qui s’occupe du DSM 5 ont des liens d’argent avec l’industrie pharmaceutique. Même chiffre que pour le DSM 4 d’ailleurs, annonce la revue New Scientist.

Pour comprendre comment cet élargissement fonctionne, un petit exemple : auparavant, une personne qui avait perdu un proche récemment était exclue de la catégorie dépressif, pour éviter des diagnostics faciles qui mènent à la dépendance aux antidépresseurs pour une perte douloureuse (que tout le monde traverse un jour ou l’autre). Le DSM 5 a prévu de faire fi de cela. Vous avez perdu un être cher, vous êtes triste : vous êtes malade, et il faut vous soigner, avec des antidépresseurs. Une manne formidable pour l’industrie la plus riche du monde, l’industrie pharmaceutique, et les psychiatres coupables de collusions à tous les niveaux.

Pour ceux qui pensent qu’en France c’est différent, lisez le rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales sur les "programmes patients", rapport que j’évoquais il y a quelques jours dans un autre article. Mêmes conclusions sur l’emprise de l’industrie pharmaceutique sur la médecine et la création de nouvelles maladies.

Etat des lieux

En Belgique, ces trois dernières années ont vu le nombre d’enfants à qui l’on prescrit des psychotropes pour "hyperactivité" tripler (passant de 6000 enfants à 23 000). Le nombre de jeunes qui atterrissent en psychiatrie (hospitalisés) a été multiplié par 7 en 5 ans. Une étude scientifique a montré que c’était la résultante des effets secondaires des médicaments utilisés pour le traitement du Trouble de l’attention qu’on donne aux enfants, et qui induit des comportements psychotiques chez les jeunes. Encore une fois, au lieu de guérir les gens, on crée la maladie, on crée des fous artificiellement.

En France, nous sommes le pays qui consomme le plus d’antidépresseurs au monde... 8,9 millions de consommateurs occaisonnels et presque 4 millions de consommateurs réguliers et dépendants.

Alors qu’est-ce qu’on fait, on se regarde "vol au dessus d’un nid de coucou" avec Jack Nicholson (je recommande) en s’avalant une pilule, ou on se bouge ?
Par Roseau - Publié dans : Totalitarisme - Communauté : Pour un monde meilleur
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 00:25
pilules.jpgL’AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé) est cet organisme qui est habilité à autoriser la mise sur le marché d’un médicament. Son rôle affiché est un rôle de vigilance et de protection du consommateur.

Sauf que...

Dans un rapport gardé secret pendant un certain temps, des inspecteurs de l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) ont dévoilé des choses qui laissent à réfléchir. Ce rapport, remis au Ministre de la Santé en Août 2007, commençait ainsi son article 2.4.3 sur la place excessive de l’industrie pharmaceutique dans le système de santé :

"Ces tentatives réitérées d’accéder directement au public et au patient sont problématiques quand on considère l’emprise de l’industrie pharmaceutique sur quasiment l’ensemble des secteurs du système de santé. Cette emprise, en France comme dans d’autres pays paraît d’autant plus excessive qu’elle n’est pas manifeste."

Puis il évoque le fait que les industries pharmaceutiques assurent majoritairement le financement de l’AFSSAPS. Effectivement d’autres documents nous apprendront que l’AFSSAPS est financée à plus de 80% par les laboratoires pharmaceutiques.

Le rapport évoque aussi d’autres dangers de l’intrusion de l’industrie pharmaceutique dans le pays :

"L’industrie pharmaceutique intervient également dans le financement d’associations de malades, au point , parfois, de les créer de toutes pièces. Certaines associations soutenues se voient positionnées comme interlocutrices privilégiées par les institutions internationales, notamment par la Commission européenne ;

Les entreprises ne sont pas absentes de la formation initiale des médecins ; 
elles contribuent très largement au financement de leur formation continue ;

Elles s’immiscent dans celui de l’évaluation des pratiques professionnelles ;

Elles assurent de façon sinon quasi-monopolistique du moins très excessive l’information des professionnels de santé ;

Elles participent à l’information des patients, en étant parfois à l’origine de campagnes de sensibilisation précoces au caractère parfois trompeur ;

Elles contribuent au financement de campagne d’éducation pour la santé ;

Elles participent, largement, à la définition de nouveaux périmètres de définition de maladies, de critères permettant d’évaluer les thérapeutiques nouvelles ;

Elles interviennent pour abaisser les seuils de facteurs de risque ;

Contribuant ainsi, pour certains, à une « médicalisation » excessive de la société ;

Dans certains cas même, elles induisent la création de nouvelles pathologies. Au point que ces interventions ont été à l’origine d’une expression nouvelle pour les caractériser aux Etats-Unis : le façonnage de nouvelles maladies (disease mongering)."

Dans un autre rapport de l’IGAS de septembre 2007 (Rapport RM 2007-136P), d’autres inspecteurs avaient rappelé « On consomme, en France, plus de médicaments que dans n’importe quel pays au monde. »
 
Ils avaient étudié les dangers de la promotion et du marketing des laboratoires pharmaceutiques qu’ils avaient comparés à « une course à l’armement ». Ils avaient évalué le chiffre d’affaires de ces laboratoires en France à 22 milliards d’euros en 2004, dont 4 milliards étaient réinvestis dans les actions promotionnelles pour les médicaments.
 
La majorité de ces 4 milliards étaient utilisées pour les visites médicales promotionnelles (chaque médecin reçoit en moyenne 330 visites des labos par an). Les « visiteurs médicaux » sont directement sous les ordres du directeur des ventes, et sont intéressés par des primes aux prescriptions ultérieures des médecins visités. Le rapport dit : « les laboratoires tendent à affiner les systèmes de ciblage pour optimiser l’efficience de la visite sur les prescriptions ». Toute la rentabilité est contrôlée médecin par médecin par des systèmes de veille très performants. Le but : vendre, vendre, vendre !

En addition au financement de l’AFSSAPS par les labos, les méthodes d’obtention d’autorisation de mises sur le marché sont bien souvent amalgamées avec des techniques promotionnelles douteuses impliquant des grands noms pour donner une connotation scientifique aux produits . Le professeur Edouard Zarifan, dans un rapport commandé en 1996 par le gouvernement sur les prescriptions de psychotropes en France, citait déjà à l’époque une étude de l’OMS : « D’après certaines études, il est fréquent que des médecins de renom aient des liens avec l’industrie pharmaceutique et y occupent des fonctions, par exemple en siégeant au conseil d’administration ou dans un conseil scientifique. Ces mêmes médecins exercent des fonctions de recherche et d’enseignement, participent à la rédaction de revues médicales, siègent dans des comités médicaux et dans les organismes chargés du remboursement des dépenses de santé et sont ainsi à même d’influer sur la politique de santé et la politique du médicament de leur pays. »

Il avait lui aussi mis le doigt sur le financement de l’AFSSAPS par les laboratoires pharmaceutiques, ce qui leur enlevait toute crédibilité alors qu’ils avaient le pouvoir absolu de vie et de mort sur nos concitoyens, grâce aux médicaments.

Les rapports récents de l’IGAS montrent que la scène française ne s’est pas améliorée.

Le premier rapport que j’ai cité étudiait le problème des « programmes patients ». Il s’agit de programmes de suivis de patients sous traitements médicamenteux par les labos eux-mêmes. Le rapport dénonce les risques avérés de volonté commerciale et de « fidélisation » des malades à des produits donnés. De plus, qui donne l’accord pour de tels programmes ? L’AFSSAPS, à son bon gré, ou au bon gré de ses commanditaires.
 
Lorsque le gouvernement avait voulu légiférer sur ces « programmes patients », il s’était heurté à de tels problèmes qu’il avait du faire marche arrière. Et un sénateur avait déclaré qu’il se chargeait de proposer une loi. Qui est-il ? Nicolas About, co-président de l’Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé (OPEPS) ami des grands laboratoires pharmaceutiques : directeur des relations médicales au laboratoires Servier de 1981 à 1985. Puis responsable de communication médicale chez le groupe Sanofi à partir de 1988... Pas de quoi espérer en terme d’indépendance, d’autant que Nicolas About est un idéaliste du contrôle des populations par les molécules ou les puces électroniques. Il déclarait le 6 mars 2009 devant le Sénat : « Il nous faut réfléchir aux parcours, à la prise en charge, à l’encadrement, aux soins pour protéger l’individu mais évidemment aussi la société, comme l’a dit M. Fauchon. Les neurosciences font des progrès fulgurants, elles vont démontrer les limites du discernement et de la liberté de décision, elles sont en train de rapprocher la psychiatrie et la neurologie trop longtemps séparées. Les cinquante prochaines années seront fabuleuses dans ce domaine. Il suffit de placer une électrode à tel endroit du cerveau pour provoquer une dépression brutale et de la déplacer légèrement pour que la vie redevienne belle... Le cerveau humain est si fragile... »

Le projet de loi n’est jamais revenu sur le tapis, on comprend pourquoi.

Il est certain qu’une manne de 24 milliards d’euros annuels va attirer autour d’elles de nombreux protagonistes. D’après ces différents rapports, il apparaît que des organismes comme l’AFSSAPS ne semblent absolument pas être une garantie de sécurité pour les consommateurs, et bien au contraire, ils semblent participer d’une logique commerciale qui ne peut que nuire à la santé des français, sauf peut-être pour les quelques français qui s’enrichissent avec les labos. Une minorité tout de même !
Par Roseau - Publié dans : Corruption - Communauté : Pour un monde meilleur
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Mardi 22 décembre 2009 2 22 /12 /Déc /2009 11:21
JacquesMyard.jpg

Le dernier communiqué de presse de Jacques Myard fait jaser, comme son intervention sur Radio Courtoisie dans laquelle il avait déclaré qu’il fallait nationaliser internet (qui d’après lui est un ramassis de pourriture) à l’instar de nos amis les chinois, qui comme chacun sait sont des modèles de démocratie participative.

Dans son communiqué, Jacques Myard tentait de justifier son intervention en laissant planer bien bas l’idée qu’internet était un cheval de Troie des services secrets américains prêts à piller la France de ses données les plus confidentielles.

Les arguments techniques concernant internet sont d’une puérilité effarante et démontrent une incompétence à toute épreuve en ce qui concerne le sujet. Ils ont été analysés par des plus compétents que moi, comme Benjamin Bayard, fondateur de FDN, point n’est besoin de revenir dessus.

Mais cette prise de position d’un député français laisse rêveur. Quel serait le monde selon Jacques Myard ?

Fervent défenseur de la peine de mort, comme il ne s’en cache pas, il nous fait concevoir ce monde idyllique avec une sentence suprême.
 
Il pense que si l’on est obligé d’accepter les homosexuels, il faut les ranger au rang des zoophiles (à l’assemblée Nationale en 1999 alors qu’on évoquait la nécessité de reconnaitre l’existence des couples homosexuels, Myard s’écriait : "il y a les zoophiles aussi").

Ensuite, Monsieur Myard n’aime pas vraiment les religions qu’il n’aime pas (je suis un grand disciple récalcitrant de la Palisse). Les musulmans par exemple. Le voici en grand pourfendeur de la burqa, dernier chevalier partisan d’une loi d’interdiction, quand tous les spécialistes se sont prononcés contre. Parce que pour lui, la burqa, même si la femme musulmane choisit librement de la porter, c’est pas bien et elle ne devrait pas avoir le droit de dérober sa beauté à ses yeux d’homme. Et c’est lui qui décide ce qui est bien et pas bien pour la femme, même si les constitutions et conventions s’y opposent ("Lorsqu’il y a une pression politico-sociale, que ce soit la cour de cassation, la cour européenne des droits de l’homme ou le conseil constitutionnel, les cours acceptent..." extrait des propos de Jacques Myard le 9 décembre pendant l’audition de Bertrand Louvel devant la mission parlementaire sur la burqa).

Mais s’il pourfend la burqa, il pourfend aussi le reste. Pour lui, être musulman c’est un peu être déviant. Interview de Jacques Myard dans Top Chrétiens : "Dans la Bible, il y a une dynamique du progrès ! Il y a une évolution, et cela n’existe pas dans le Coran." "Nous sommes dans deux mondes de civilisation. L’huile et l’eau ça ne se mélange pas. Cette vision de l’Islam est totalement non soluble dans notre société."
 
Contre la Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie en 2002. Peut-être parce que ces gens-là ne méritent pas un recueillement qui dure toute une journée. 1 minute suffit ?

Mais pour ceux qui l’auraient pris pour un horrible sioniste, rassurez-vous. Israël en prend aussi pour son grade. Il avait même été jusqu’à prendre position en faveur d’une intervention militaire contre Israël.

Quoi qu’il en soit, pour Jacques Myard, la liberté de conscience n’existe pas vraiment : "Il y a une sorte de victimisation qui s’érige sur une base identitaire ou religieuse. Et c’est purement inacceptable ! La République, ni la royauté, n’a reconnu la loi personnelle. L’affaire des Cathares, c’est ça. L’affaire des Albigeois, c’est ça. L’affaire des Protestants cévenols, c’est en partie cela également. Pour moi, c’est niet." ( Myard dans Top Chrétiens)

C’est vrai ça, on a eu assez de problèmes avec les hérétiques pendant des centaines d’années pour pas se les retaper encore ! Et la liberté identitaire c’est rasant. Tout le monde en costume et pas trop d’excentricité s’il vous plait ! Qu’on s’y retrouve. (Bon, le short et le bob, c’est ok pour les vacances.)

Alors, soyons clair. Le monde selon Jacques Myard, c’est un internet à la chinoise sur lequel tout ce qui sera publié sera passé par la critique de Monsieur Myard (je suis un peu satirique, ne pas le prendre au premier degré s’il vous plait. Je sais bien qu’il ne s’y connait pas assez sur internet pour gérer tout ce travail seul).

C’est aussi un monde sans burqa, mais aussi sans musulmans, et aussi sans Israël peut-être. Vous me direz, ça résout un certain nombre de conflits. Vive la paix ! Vive Myard !

Mais ce monde ne doit pas accepter que des hérétiques puissent s’y infiltrer. On sait jamais, ils sont peut-être des espions des services secrets américains introduits en douce par les tuyaux d’internet.

Heureusement que les cathares ne sont plus actifs, car pas de place pour eux dans le monde selon Myard. Pas d’homosexuels non plus.

Bien sûr pas de gitans, car ils gâchent le paysage dans la commune de Maisons-Laffitte !

Et une bonne peine de mort pour les contrevenants !

Ah j’oubliais les sectes... Les sectes c’est très dangereux pour Jacques Myard, champion des commissions parlementaires sur le sujet. Parce que les sectes, ça va sur internet, des fois c’est américain, c’est un peu hérétique une secte, puis ça vit souvent ensemble, comme les gitans, et même si ils ne portent pas la burqa c’est encore pire, parce que c’est pas écrit sur leur front et on sait jamais à qui on a affaire. Une marque distinctive finalement ça aurait du bon.

C’est chouette le monde selon Myard...
Par Roseau - Publié dans : Totalitarisme - Communauté : Pour un monde meilleur
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