Les soins psychiatriques, ça tue !

Publié le par Roseau

Samedi 6 février à la prisCamisoleForce3-62871.jpgon de Rouen, un adolescent se donne la mort. Le jeune homme était passé à plusieurs reprises entre les mains des psychiatres. 1 mois plus tôt, un jeune de 21 ans s’était lui aussi suicidé.

Au mois de Mars dernier, un forcené de 45 ans, François G., tire sur les gens avant de se suicider. Il était sous traitement et suivi à l’hôpital Saint-Anne en psychiatrie.

Ce sont des faits divers, mais à chaque fois que vous rencontrez ce genre de faits divers, une enquête bien souvent succincte vous apprendra que ces gens sont presque toujours sous traitement psychiatrique lorsqu’ils commettent l’irréparable.

Pour qui a déjà lu la notice d’un antidépresseur ou d’un antipsychotique, il n’y a pas de surprises.
dans le service médico-psychiatrique de la même prison. Une prison où le personnel aurait été formé à la "prévention suicide" élaborée par le psychiatre Jean-Louis Terra. Efficace ? médicamenteux psychiatrique.
 
L’augmentation du risque de suicide sous anti-dépresseurs a été démontré de nombreuses fois, au point que ni les labos, ni les psychiatres, ni l’AFSSAPS qui autorise la mise sur le marché de tels "médicaments" ne disent le contraire. Bien souvent, les recommandations de mise sur le marché de ces produits comporte la mention mais ne celle-ci n’est pas rédhibitoire pour l’autorisation. Comme pour le Prozac, qui pourtant a été récemment autorisé à la prescription dès l’âge de 8 ans.

Les psychiatres, eux, réclament des fonds, comme si l’argent pouvait tout régler. L’argent pourrait améliorer les choses si les soins qu’ils donnaient avaient une quelconque efficacité. Voire si au moins ils n’étaient pas destructeurs, alors oui, on pourrait faire en sorte de leur donner des fonds pour offrir une vie plus décente aux internés.

Une question me vient souvent à l’esprit : si ces gens n’ont pas tués où n’ont pas tenté de se suicider AVANT d’être sous traitement... n’est-il pas évident que le traitement n’a rien amélioré ? Voire a induit la maladie (peut-être à partir d’un malaise existant, je ne le nie pas) ?

Bref, avant d’être mis sous traitement pour guérir d’un malaise, réfléchir à deux fois pour savoir si l’on veut passer de la catégorie dépressif occasionnel à suicidaire compulsif ou forcené assassin.

Les tribulations du DSM

Le DSM, c’est la bible de la psychiatrie. Toutes les maladies y seraient répertoriées, et d’édition en édition la liste augmente. En ce moment c’est le DSM 4 qui est en vigueur. Si vous l’ouvrez, je doute que vous ne vous trouviez pas une petite douzaine de maladies nécessitant un traitement gentiment indiqué par le manuel.

Mais le DSM 5 est en cours d’élaboration et devait sortir en 2012. Le problème des DSM, c’est que les maladies qui y sont répertoriées ne sont pas le résultat de recherches comme dans d’autres branches de la médecine. Elles sont votées ! Par un comité de psychiatres qui se consultent pour décider ensemble ce qui cette année pourra-t-être rajouté à la longue liste.

En ce moment, vous pouvez même aller donner votre avis sur les maladies qui y figureront sur le site de l’Association Psychiatrique Américaine (véridique, suivez le lien). Car la psychiatrie, c’est démocratique, et surtout plus il y a de maladies plus il y a de malades. C’est ce que dénoncent même d’anciens collaborateurs du comité qui élabora le DSM 4. Pour eux, Robert Spitzer and Allen Frances, le nouveau DSM va tellement ouvrir le champs de la "maladie mentale", que 11 millions d’américains se retrouveront sous traitement lourd alors que ce traitement sera nocif pour eux.

Ils expliquent aussi que les maladies psychiatriques n’ont aucun fondement médical ou biologique. Aucun test réel et fiable n’existe. Aucune certitude. Et des médicaments sont très dangereux.

Ils dénoncent le fait que cet élargissement du spectre des maladies "mentales" n’est fait que pour augmenter les prescriptions de médicaments. 56 pour cent des psychiatres du comité qui s’occupe du DSM 5 ont des liens d’argent avec l’industrie pharmaceutique. Même chiffre que pour le DSM 4 d’ailleurs, annonce la revue New Scientist.

Pour comprendre comment cet élargissement fonctionne, un petit exemple : auparavant, une personne qui avait perdu un proche récemment était exclue de la catégorie dépressif, pour éviter des diagnostics faciles qui mènent à la dépendance aux antidépresseurs pour une perte douloureuse (que tout le monde traverse un jour ou l’autre). Le DSM 5 a prévu de faire fi de cela. Vous avez perdu un être cher, vous êtes triste : vous êtes malade, et il faut vous soigner, avec des antidépresseurs. Une manne formidable pour l’industrie la plus riche du monde, l’industrie pharmaceutique, et les psychiatres coupables de collusions à tous les niveaux.

Pour ceux qui pensent qu’en France c’est différent, lisez le rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales sur les "programmes patients", rapport que j’évoquais il y a quelques jours dans un autre article. Mêmes conclusions sur l’emprise de l’industrie pharmaceutique sur la médecine et la création de nouvelles maladies.

Etat des lieux

En Belgique, ces trois dernières années ont vu le nombre d’enfants à qui l’on prescrit des psychotropes pour "hyperactivité" tripler (passant de 6000 enfants à 23 000). Le nombre de jeunes qui atterrissent en psychiatrie (hospitalisés) a été multiplié par 7 en 5 ans. Une étude scientifique a montré que c’était la résultante des effets secondaires des médicaments utilisés pour le traitement du Trouble de l’attention qu’on donne aux enfants, et qui induit des comportements psychotiques chez les jeunes. Encore une fois, au lieu de guérir les gens, on crée la maladie, on crée des fous artificiellement.

En France, nous sommes le pays qui consomme le plus d’antidépresseurs au monde... 8,9 millions de consommateurs occaisonnels et presque 4 millions de consommateurs réguliers et dépendants.

Alors qu’est-ce qu’on fait, on se regarde "vol au dessus d’un nid de coucou" avec Jack Nicholson (je recommande) en s’avalant une pilule, ou on se bouge ?

Publié dans Totalitarisme

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Marie 23/12/2015 16:48

Les soins psychiatriques doivent être des soins de proximité car il est nécessaire de maintenir un lien familial fort afin de garder le patient dans son environnement. Le Chablais peut prétendre à 130 lits en hospitalisation complète, mais ne dispose que de 43 lits. De plus, la moitié des lits existants sont menacés d’une délocalisation. Signez cette pétition http://www.mesopinions.com/petition/sante/psychiatrie-sacrifiee-chablais-urgence/16674 pour que les patients en souffrance ne soient pas éloignés de leur milieu de vie et de leur famille !